IL N'A PAS fait de vieux os, filant vite au vestiaire. Cristiano Ronaldo, qui rêvait d'un sublime triplé (Championnat d'Angleterre-Ligue des champions-Euro), n'aura donc pas assisté à la joyeuse communion entre les Allemands et leurs supporteurs. A l'instar d'un Lukas Podolski lançant son short en direction d'une tribune enfiévrée.
La grande Allemagne semble de retour et cela se voit et s'entend.
Hier soir, sous la fine pluie bâloise, la Mannschaft a récité une nouvelle fois son football discipliné, matant la rébellion lusitanienne. Avec un brin de réussite. Car comment passer sous silence le troisième but décisif de Ballack entaché d'une faute flagrante (une poussette sur Paulo Ferreira, l'arrière portugais) que seul l'arbitre n'aura pas vue ?